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 Atelier Faber & Mazlish

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caracol792003
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MessageSujet: Atelier Faber & Mazlish   Ven 2 Oct - 0:16

J'ai enfin trouvé un atelier F&M à des horaires qui me conviennent ! J'attends encore de recevoir la fiche mais ce n'est plus qu'une question de jours et ma place et d'ores et déjà réservée.

Les séances auront lieu en novembre et décembre, quel bonheur ! J'ai tellement hâte d'y être et de pouvoir travailler en groupe sur ces ouvrages ! C'est vrai que déjà à la première lecture j'avais été fascinée, et la perspective de pouvoir en parler avec des personnes qui rencontrent les mêmes problèmes, se posent les même question, je trouve ça vraiment enthousiasmant !

Pour le moment, je prépare. J'ai donc commencé à relire "Parents épanouis, enfants épanouis", et j'ai aussi commencé à lister les habiletés que j'utilise déjà : dans quelle circonstance, quels ont été les effets produits... Je voudrais aussi lister les situations qui me posent encore problème : qu'est-ce qui propoque le conflit, qu'est-ce qui bloque la communication...

Le travail à accomplir est énorme mais tellement passionnant !


Caroline
flower

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Dernière édition par caracol792003 le Ven 18 Déc - 0:31, édité 1 fois
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caracol792003
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MessageSujet: F&M : première séance   Dim 15 Nov - 17:56

Comment aider les enfants aux prises avec des sentiments pénibles


Voici un petit résumé de la première session de notre atelier Faber & Mazlish.

Si la lecture des livres apporte déjà beaucoup, j’ai trouvé vraiment intéressant de pouvoir en parler en petit groupe. Chacune a un vécu différent, un ou des enfants d’âges différents, et le partage de nos expériences sur le sujet ne peut être qu’enrichissant.

La première séance porte sur l’accueil des sentiments de l’enfant. Ce sont au départ les sentiments pénibles qui sont abordés, car bien entendu ce sont souvent eux qui posent le plus souvent problème.

Nous avons travaillé sur trois « habiletés » permettant l’accueil et le respect des sentiments de l’enfant :
- L’écoute active
- La formulation des sentiments
- L’utilisation de l’imaginaire


L’écoute active :
Elle consiste à montrer simplement à l’enfant qu’on l’écoute. Plus que les mots, c’est l’attitude qui importe. Des mots très bien choisis mais prononcés distraitement sans un regard n’auront probablement pas l’effet escompté, alors qu’un simple « hum » pourra faire sentir à l’enfant que son sentiment est pris au sérieux, n’est pas nié. Un long discours peut bien souvent être évité. Par l’écoute active, l’enfant sera amené à réfléchir à haute voix et à chercher lui-même des solutions à son problème.


La formulation des sentiments :
C’est une habileté qui m’intéresse tout particulièrement, et sur laquel, je pense, j’ai le plus de travail personnel à accomplir. Bien souvent, notre vocabulaire des sentiments se limite à quelques termes : « en colère », « triste », « content »… Alors que le lexique est en réalité d’une grande richesse.
Comment enrichir ce vocabulaire et aider nos enfants à l’utiliser ? L’employer nous même au quotidien semble être un bon point de départ, car c’est en nous entendant reconnaître nos sentiments que nos enfants pourrons apprendre à faire de même. Ensuite, nous pouvons les aider en formulant oralement leurs propres sentiments. Par exemple « Tu as l’air inquiet », « tu n’es pas sûr de vouloir aller à cette fête ». Une fois encore, c’est en verbalisant encore et encore que nous pourrons les aider à reconnaître leurs sentiments, et à les apprivoiser.
J’ai remarqué notamment que lorsque je j’essaie de dire à Loris comment il se sent, par exemple lorsqu’il commence à s’agiter, la « crise » prend des proportions bien moindre que si je me contente d’attendre que ça passe… Ou peut-être est-ce moi qui aborde le conflit d'une façon différente...
Avec un enfant de 20 mois, qui commence à peine à parler, c’est à la fois compliqué et très facile. Compliqué car il ne maîtrise encore qu’un vocabulaire limité. Mais inversement très facile car justement, c’est une occasion pour lui d’intégrer ce vocabulaire très tôt, contrairement à un enfant plus grand.
J’ai donc commencé à répertorier les signes de sentiments et je commence préparer un petit jeu de cartes avec ces signes : sur fond rouge pour les sentiments désagréables, et fond vert pour les sentiments agréables. Loris ne signe pas mais reste très réceptif aux signes que moi je fais, donc j’espère que ces cartes l’aideront au mieux !


Utilisation de l’imaginaire :

Il est parfois astucieux d’utiliser l’imaginaire pour offrir à l’enfant ce qu’il ne peut pas avoir d’une autre manière. Cette habileté n’est pas toujours facile à mettre en pratique, il faut faire preuve d’une certaine créativité et d’une prise de recul suffisante, mais elle peut aussi faire des merveilles !

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MessageSujet: F&M : 2ème séance   Ven 18 Déc - 0:26

La première séance nous a donné matière à réfléchir : comment aider l’enfant à exprimer ses sentiments si ce n’est, avant tout, en exprimant nos propres sentiments. Comment enrichir ce vocabulaire des sentiments en général si restreint ? Une semaine riche donc, avec beaucoup de questions, beaucoup d’idées à mettre en place...

La deuxième séance s’intitule : susciter la coopération chez l’enfant.

Bien souvent, l’adulte exige, ordonne, fais pas ci, fait pas ça, et l’enfant se trouve submergé par un flot de directives plus ou moins respectueuses de ses sentiments.

Comment se sentirait un adulte auquel on dit « tu n’apprendras donc jamais ! » ou encore « je t’ai déjà répété cents fois de... ». Une situation a première vue banale peut vite devenir conflictuelle dès que l’individu, adulte ou enfant, se sent agressé, rabaissé ou méprisé.

Nous avons donc travaillé sur plusieurs habiletés permettant d’inciter l’enfant à coopérer tout en évitant l’affrontement et le malaise.



Décrire le problème
Si on me répète chaque jour mes erreurs, j’aurai du mal à accomplir mes tâches. A force de s’entendre dire « tu ne fais jamais ci, ou ça », l’enfant va se sentir rabaissé, accusé, humilié. Inversement, lorsque l’on se contente de décrire le problème, « la lumière est allumée », « le chien a besoin de sortir », on offre aussi à l’enfant l’opportunité de prendre lui-même l’initiative de résoudre le problème.

Donner des renseignements

Quand les enfants reçoivent des renseignements, ils peuvent généralement découvrir par eux-mêmes ce qui doit être fait. Ainsi, remplacer « si tu écris encore sur le mur tu auras une fessée » par « on n’écrit pas sur les murs, on écrit sur du papier ». Selon l’âge de l’enfant il faudra probablement répéter, et répéter encore, mais ainsi est faite la nature d e l’enfant. Il apprend dans l’instant, puis réapprend et réapprend encore.

Remplacer les longs discours par un mot
Bien souvent, un long discours ne produit pas les effets souhaités. Il vaut mieux être bref, précis.
J’ai personnellement testé cette habileté le matin, lorsque nous sommes pressés de partir et que Loris préfère jouer à courir dans le salon que de venir mettre son manteau. J’ai dit « le manteau ! », il s’est approché. Puis « un bras ! », et hop ! le bras était dans la manche en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Depuis, j’ai réutilisé l’habileté de nombreuses fois, pour mettre les chaussures, le pyjama. J’avoue que les résultats sont assez spectaculaires !

Parler de ses sentiments
Nous avions déjà travaillé sur le fait d’aider l’enfant à exprimer ses sentiments, à notre tour maintenant d’être authentiques. Une fois de plus, l’enfant se sentira accusé et attaqué si nos phrases commencent par « tu » et mettent l’accent sur ses défauts. En revanche, il est plus facile de coopérer avec une personne qui exprime clairement ce qu’elle ressent, même s’il s’agit d’irritation ou de colère.

Ecrire une note
Une note écrite, un post-it, une lettre... Cette habileté apporte en général une touche d’originalité dans la communication. Elle permet aussi, dans certains cas où les tensions sont très fortes, de se poser, de prendre du recul avant d’exprimer ses sentiments ou ses attentes.


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MessageSujet: Deuxième séance   Ven 30 Avr - 10:23

Susciter la coopération


"Attends, c'est bientôt prêt !", "Mets tes chaussures !", "Reste dans ta chambre !", "Ne touche pas à cette plante !"
Et j'en passe tellement...
Du matin au soir, nous demandons à nos enfants de faire ou de ne pas faire certaines choses. Rester calme, manger proprement, ranger la chambre, ne pas taper, partager ses jouets... Nous ne nous sentons pas particulièrement exigents en demandant cela, car ce sont des comportements qou nous avons intégrés depuis des années. Si nos renversons un verre d'eau, il nous semble naturel d'aller chercher l'éponge, de même que lorsqu'un désaccord nous oppose à notre conjoint ou à notre patron, il ne nous viendrait pas à l'idée de le frapper en hurlant, ni de nous rouler par terre. Mais pour un enfant, ce n'est pas forcément évident.

Nous pouvons bien entendu demander, conseiller, voire ordonner, et nous obtiendrons peut-être certains résultats. Mais derrière notre enfant obéissant se cache alors la méfiance, le découragement, l'oppression, (pour ne citer que quelque uns des sentiments ressentis par l'enfant à qui on donne des ordres ou qu'on sermone).

Lors de cette deuxième séance, nous avons travaillé sur la coopération, sur ce qui peut donner à l'enfant l'envie, ou même l'idée de ranger sa chambre ou de ne pas ouvrir les tiroirs de la cuisine.


Décrire le problème :
Il est très difficile de se concentrer sur ce que nous devons faire lorsque l'on se sent accusé. En revanche, quand le problème est décrit simplement, il est plus facile de comprendre ce qui doit être fait. Après le repas, j'aide Loris à retirer son bavoir, qui finit souvent sur le carrelage de la cuisine. Je pourrais bien sûr le ranger à sa place, et finir par lui en vouloir de laisser trainer ses affaires. Je pourrais aussi lui ordonner de ranger, mais face à un enfant de deux ans, cela n'aurait probablement aucun effet. A la place de ça, je peux aussi constater "je vois un bavoir par terre !", ce qui suffit souvent à voir accourir mon petit bonhomme qui va aussitôt ramasser son bavoir en disant "sur la table !".
En décrivant le problème, simplement, on offre aux enfants une opportunité de se dire à eux-même ce qu'il faut faire.


Donner des renseignements :
Là encore, il est beaucoup plus facile de recevoir un renseignement qu'une accusation. Recevoir une explication sur les raisons de tel ou tel interdit ou exigence permettent à l'enfant non seulement de les comprendre mais aussi de découvrir par lui-même ce qui doit être fait.
Donner des renseignements, tels que "ça m'aiderait si tu mettais la table" au lieu de "ça ne te viendrait pas à l'idée de m'aider ?", ou "on n'écrit pas sur les murs, on écrit sur du papier" au lieu de "la prochaine fois que je te vois faire ça tu auras une fessée !" réduit aussi considérablement les tensions et l'agressivité au sein de la relation de communication parent/enfant.


Un mot :
Que l'on soit adulte ou enfant, les longs discours et les sermons fatiguent. La réponse de celui qui doit endurer de trop longues explications est souvent l'agressivité ou l'hermétisme.
Les mises en application sont très nombreuses : "les chaussures !", "la lumière !", "les doudous !".


Parler de ses propres sentiments :
Les enfants ont le droit de connaître les sentiments réels de leurs parents. En étant toujours sincères, nous pouvons aussi éviter de blesser, et il leur sera ensuite plus facile de coopérer avec un adulte dont ils connaissent la colère, plutôt qu'avec un adulte qui n'exprime rien mais qui accuse.
Si après avoir essayé l'une après l'autre les habileté précédemment décrites le bavoir est toujours sur le carrelage de la cuisine, je finirai par le ramasser, mais non sans exprimer à Loris mon mécontentement : "je n'aime pas ranger les affaires des autres" ou "je le range mais maintenant je suis en colère !".
Les parents n'ont aucune obligation d'être toujours de bonne humeur ni toujours gentils, mais ils ont en revanche le devoir d'être toujours sincères.


Ecrire une note :
Il n'est pas nécessaire d'attendre que les enfants sachent lire pour mettre en oeuvre cette habileté. Il faut juste un peu d'imagination pour composer une note originale.
A la maison, nous avons utilisé le dessin d'un chat signant "non". Le dessin collé sur les tiroirs de la cuisine indique qu'il ne faut pas les ouvrir.

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MessageSujet: Remplacer la punition   Jeu 7 Avr - 12:16

Remplacer la punition


Malgré l'application des habiletés précédemment décrites, il arrive encore souvent que la réaction de l'enfant, son attitude, ne corresponde pas à nos attentes. Certains jours nous aurons la patience de retravailler la coopération, et d'autres non, parce que nous sommes un peu plus fatigués peut-être, et parce que, comme nos auteures intitulent la deuxième partie de leur livre "Parents épanouis", les parents aussi sont des personnes.

Dans ces moments-là, la tentation de la punition est grande, le réflexe est souvent de priver l'enfant du jouet qui faisait trop bruit, du dessert si les légumes n'ont pas été terminés, de télé si le bulletin scolaire n'est pas à la hauteur de nos attentes... Pour ceux qui ne vont pas jusqu'à joindre le geste à la parole en assénant la sacro-sainte fessée.

Or, quels souvenirs avons nous gardé des punitions reçues dans l'enfance ? Une injustice ? Un désir de vengeance ? La réponse dépend de ce qu'il y a en chacun de nous, mais quoi qu'il en soit, je mets au défi beaucoup d'adultes de raconter un épisode de leur enfance où, punis, ils en sont sortis grandis et responsabilisés. Et pourtant, faute de maîtriser les outils qui nous permettraient de vivre une relation harmonieuse avec nos enfants, nous agissons tous de la même manière...


Voici donc quelques pistes !

Exprimer ses sentiments fermement, sans attaquer la personnalité de l'enfant
Il nous semble évident d'être fâchés si le bol de vinaigrette se retrouve renversé et en mille morceaux sur le carrelage de la cuisine, de même nous avons peur si nous voyons notre enfant courir au milieu de la route. Mais qu'en est-il de l'enfant ? C'est évident pour nous, mais pour lui ? Pour qu'il le sache, la première chose évidente à faire serait de le lui dire !
"Quand je vois mon bol cassé et ma sauce par terre, ça me met vraiment en colère !", "ça me fait peur de te voir courir sur la route à côté des voitures !". Une simple phrase, ferme, éclaire sur nos sentiments.
Il est intéressant de se poser alors la question suivante "A qui appartient le problème ?" L'enfant qui court sur la route n'a pas de problème, il vit dans l'instant, il a envie de courir alors il court. Le problème appartient au parent qui a peur de voir son enfant renversé par une auto, qui imagine les conséquences dramatiques d'un éventuel accident. Il ne sert à rien de crier "tu es imprudent, tu n'en fait qu'à ta tête, tu n'écoutes jamais !". Si le ton mérite bien d'être haussé, c'est pour exprimer notre propre peur, et non pour attaquer l'enfant qui, une fois blâmé, ne sera certainement plus en mesure d'entendre nos sentiments.

Exprimer ses attentes
Des attentes clairement formulées sont tout aussi importantes pour aider l'enfant à comprendre notre mécontentement. Plutôt que d'accuser ou de blâmer. Je me rappelle d'un épisode où Loris, en pleine découverte d'indépendance, avait repoussé avec force un petit garçon qui voulait l'aider à porter son gros sac à langer. J'aurais pu lui donner une gifle en lui disant qu'il était méchant, mais dans ce cas, je n'aurais pas écouté son besoin du moment : agir seul. Et pourtant, c'était pour moi inacceptable ! J'ai donc choisi de lui parler de mes attentes "je m'attends à ce que tu t'exprimes avec des mots, et non avec des coups". Nous en avons reparlé le lendemain matin, et à ma grande surprise (et satisfaction, j'avoue), quand son petit camarade est arrivé pour aider Loris à porter le sac, mon fiston de deux ans l'a regardé et lui a dit un simple mot "non".

Montrer à l'enfant comment redresser la situation
Certains qualifieront cela de "punition utile". Pour moi il s'agit plus d'une réparation. Si je renverse un bol de vinaigrette, je vais chercher une éponge et je frotte mon carrelage sans espérer que quelqu'un le fasse à ma place. De la même manière, j'attends de Loris qu'il nettoie ce qu'il salit par accident et qu'il aille jeter ce qu'il casse. Cela permet à l'enfant d'être pleinement impliqué, tout en assumant les conséquences de ses actes.

Offrir un choix à l'enfant
Cette habileté a été très tôt efficace avec Loris. Tout petit, lorsqu'il rechignait à venir s'assoir dans sa chaise haute, il avait alors le choix : "tu viens dans la chaise tout seul ou je te porte". Souvent il venait, d'autres fois non, dans ce cas je le portais sans m'énerver en disant simplement "tu préfères que je te porte". La plupart du temps ça se passait très bien.
Pour reprendre l'exemple de l'enfant qui court sur la route, on pourrait dire "tu peux marcher sur le trottoir seul ou en tenant ma main". Plusieurs personnes à qui j'ai parlé de cette habileté semblaient réticentes, se demandant s'il n'y avait pas là une certaine forme de manipulation. Je ne pense pas, mais tout dépend du point de vue. Offrir ce genre de choix permet en tous cas de désamorcer bien des conflits et d'économiser beaucoup d'énergie.

Passer à l'action
Arrive le moment où toutes les habiletés citées précédemment ont été testées et parfois sans succès. Dans ce cas, l'enfant doit là aussi apprendre à affronter les conséquences de ses actes. Ainsi, si après les explications, les choix offerts, il continue de courir sur la route, nous pouvons regagner définitivement la voiture et abréger la sortie. Bien entendu cela n'est pas toujours possible, il y a des rdv importants, des horaires à respecter, mais il y a souvent un moyen de passer à l'action de façon constructive, toujours à condition que les raisons en soient clairement énoncées.

La résolution de problème
Ce que nos auteures appellent "la résolution de problème" est en fait une application concrète des habiletés présentées afin d'éviter d'avoir recours à la punition.
Il s'agit de coucher sur le papier des solutions, proposées à la fois par le parent et par l'enfant, puis de ne conserver que celles qui conviennent aux deux. Pour reprendre les mots de Thomas Gordon, c'est une "méthode sans perdant". L'énergie de chacun est investie dans la recherche d'une ou de plusieurs solutions qui conviennent à chacun. L'enfant se sent responsabilisé, grandit, et ne se voit pas imposé une solution toute faite qui serait adaptée au problème du parent, mais pas au sien.
Prenons un exemple précis : si l'enfant demande à ce qu'un camarade vienne dormir à la maison mais que la dernière fois, les parents ont été dérangés par le bruit du chahut, il peut être profitable à tout le monde d'utiliser la résolution de problème. Le parent pourra formuler ses craintes "je veux que la télé soit éteinte à 22h", "je veux que vous rangiez la chambre avant d'aller vous coucher", et l'entant se responsabiliser "nous pourrions sortir la vaisselle du petit déjeuner le soir afin de ne pas faire de bruit le matin".
Bien entendu, cette approche ne peut être utilisée qu'avec des enfants en âge de parler, donc pas avec des tous petits enfants.

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